Canicule, sécheresse et agriculture : 2ème série de mesures exceptionnelles pour soulager les exploitations agricoles
Après la communication du 09 juillet 2026 concernant les mesures exceptionnelles prises par l’État de Neuchâtel par son service de l’agriculture, celui-ci a décidé de prendre une 2ème série de mesures pour pallier à la situation météorologique extrême et soulager l’agriculture neuchâteloise.
Ainsi les dispositions déjà annoncées sont complétées par les mesures d’exception de portée générale suivantes, ceci dès réception de la présente :
- Surface de promotion de la biodiversité :
Depuis le 09 juillet, la pâture des prairies extensives et peu intensives ainsi que les bordures tampons attenantes à des haies, bosquets normalement pâturables au 1er septembre est autorisée. Il est désormais possible, de renoncer au délai d’attente de 7 semaines entre la première et la deuxième coupe. Ainsi, la bande refuge, qui représente généralement 10% de la surface, peut être fauchée ou pâturée. Cette dérogation ne concerne pas les surfaces faisant l’objet d’un contrat selon la loi fédérale sur la protection de la nature et du paysage (LPN), les marais et les prairies et pâturages secs (PPS).
NB : cette mesure concerne toutes les zones confondues (ZP, ZPC, ZMI, ZMII, ZMIII).
- Contribution pour une couverture appropriée du sol :
Conformément à l’art. 71c, al. 2, let. b de l’Ordonnance sur les paiements directs (OPD), pour les cultures principales récoltées avant le 1er octobre, une culture suivante, une culture intermédiaire ou un engrais vert doit être semé sur au moins 80% de la surface dans un délai de 7 semaines. Comme cette exigence est actuellement difficile à planifier et à mettre en œuvre, le délai de 7 semaines est supprimé: L'exigence PER de couverture du sol demeure.
- Suisse-Bilanz :
Une dérogation peut être appliquée pour les bilans de fumure 2026. Les exploitations qui achètent du fourrage grossier à cause de la sécheresse et enregistrent par conséquent un déséquilibre dans leur bilan de fumure doivent documenter leurs achats de manière crédible et exhaustive, selon la procédure suivante :
- Pour des raisons de transparence, les achats et les ventes (ordinaires ou extraordinaires) de fourrage de base effectués au cours de l’année civile 2026 devront être consignés dans le Suisse-Bilanz en fonction de leur quantité et du type de fourrage (avec la mention « Achat de fourrage sécheresse » Veuillez utiliser à cet effet le formulaire B du Suisse-Bilanz (Achat et vente des fourrages grossiers).
- Le maïs en grain
sutilisé en tant que maïs d’ensilage (pour les besoins de l’exploitation ou pour être vendu à des tiers) à cause de la pénurie de fourrage doit être répertorié en tant que maïs d’ensilage dans le formulaire du Suisse-Bilanz. - Les points 1 et 2 engendrent des rendements de fourrage moins élevés dans le Suisse-Bilanz et par conséquent un besoin en nutriments plus faible pour les surfaces fertilisables. Les exploitations concernées ont donc le droit d’inscrire à titre de rectification exceptionnelle une vente fictive de fourrage de base due à la sécheresse dans le formulaire B du Suisse-Bilanz 2026.
- La vente fictive doit être saisie séparément dans le formulaire B du Suisse-Bilanz et porter la mention « Vente fictive de fourrage de base due à la sécheresse de 2026 ». Les rendements des surfaces fourragères ne devront, après la correction de la vente fictive, pas dépasser les rendements moyens usuels.
- Bilan fourrager PLVH :
Les exploitants engagés dans le programme de production de lait ou de viande basée sur les herbages (PLVH) qui subissent une pénurie de fourrage à cause de la sécheresse peuvent aussi dépasser le plafond légal pour les fourrages de base autres que de prairies et de pâturages :
- Le bilan fourrager PLVH doit correspondre à la production de fourrage de base répertoriée dans le formulaire B de Suisse-Bilanz (achats et ventes identiques ; même
squantités dans la vente fictive de fourrage). - Si le rendement des prairies et des pâturages est insuffisant, le fourrage peut être remplacé par d’autres types de fourrage de base dans le bilan PLVH (par ex. du maïs d’ensilage, des pommes de terre, de la pulpe de betteraves sucrières, etc.). Dans ce cas, la part minimale de fourrage de prairies de 75 % en zone de plaine (85 % en zone de montagne) n’a pas besoin d’être respectée.
- La part d’aliments concentrés reste inchangée à un maximum de 10 % de la ration alimentaire.
La sécheresse et les températures exceptionnelles qui sévissent actuellement sur tout le territoire helvétique n’ont pas épargné le canton de Neuchâtel. Cette situation de crise préoccupe fortement les autorités neuchâteloises qui ont décidé de réagir en offrant la possibilité de dérogations légales, conformément à l’art. 106, al. 2, let. g de l’Ordonnance sur les paiements directs (OPD), ceci afin de soulager les exploitations agricoles concernées.
Cernier, le 16 juillet 2026
Organisation
Le service de l’agriculture applique la politique agricole fédérale au niveau cantonal (paiements directs, structures agricoles, droit foncier, viticulture, etc.) et met en œuvre la politique agricole cantonale, notamment dans la promotion de l’agriculture, du tourisme rural, de l’innovation et de l’accompagnement social. La viticulture basée sur le site d’Auvernier est également rattachée au service. Depuis 2013, le site d’Evologia lui est aussi intégré : il propose des programmes de réinsertion sociale et professionnelle permettant aux personnes placées de travailler dans divers secteurs et de contribuer à l’entretien du site.
Actualités
La charte neuchâteloise de la restauration collective « Cuisinons notre région » arrive dans vos cuisines !
En 2025, les cantons de la Suisse latine dont Neuchâtel, ont signé une déclaration d’intention commune en faveur de la démarche « Cuisinons notre région ».
Cette initiative intercantonale vise à renforcer les synergies, partager les bonnes pratiques et soutenir les établissements qui s’engagent en faveur d’une alimentation plus durable, équilibrée et locale. Le communiqué de presse à sujet se trouve ici.
À Neuchâtel, cette démarche se concrétise dès janvier 2026 par une Charte de la restauration collective « Cuisinons notre région ». Celle-ci s’adresse aux institutions, organisations et établissements de restauration collective publics et privés du canton.
La Charte neuchâteloise offre un cadre clair pour un engagement volontaire en faveur d'une alimentation durable, équilibrée et basée sur davantage de produits neuchâtelois et régionaux.
Une démarche volontaire, soutenue par le canton
La Charte s’inscrit dans la politique cantonale d’alimentation durable et de circuits courts, ainsi que dans le Plan climat cantonal 2023–2027.
Elle repose sur une approche progressive, pragmatique et constructive, tenant compte des réalités du terrain et visant une amélioration continue de l’offre alimentaire en restauration collective.
Les établissements signataires deviennent des ambassadeurs de la démarche et s’engagent à appliquer les bonnes pratiques définies dans la Charte.
Objectifs de la Charte neuchâteloise « Cuisinons notre région »
La Charte poursuit trois objectifs fondamentaux :
- valoriser les produits neuchâtelois et régionaux,
- respecter les principes du développement durable,
- promouvoir la santé par une alimentation équilibrée.
Elle adopte une approche globale intégrant les enjeux agricoles, environnementaux, sociaux et de santé publique.
Principes et engagements
La Charte est structurée autour de 18 engagements concrets, portant notamment sur :
- la provenance et la traçabilité des denrées alimentaires,
- l’augmentation de la part de produits régionaux, de saison et durables,
- la réduction des produits à fort impact environnemental,
- des pratiques responsables en cuisine (énergie, emballages),
- la promotion d’une alimentation variée et équilibrée,
- la lutte contre le gaspillage alimentaire.
Mise en œuvre, accompagnement et suivi
La mise en œuvre opérationnelle de la Charte est assurée par Neuchâtel Vins et Terroir, mandatée par la République et Canton de Neuchâtel.
Dans ce cadre, une personne porteuse de la Charte a été engagée en fin d’année passée. Issue du terrain et forte d’une expérience professionnelle en cuisine, elle accompagne concrètement les institutions, les organisations et les établissements de restauration collective dans leur démarche, en tenant compte des contraintes et des réalités du métier. Vous trouverez la brochure ici.
La démarche prévoit :
- un accompagnement personnalisé des signataires,
- des formations ciblées pour les équipes de cuisine,
- une facilitation des liens avec les producteur-rices et les circuits de distribution locaux,
- un suivi régulier dans un esprit de dialogue et d’amélioration continue.
À qui s’adresse la Charte ?
Toute institution, organisation ou établissement disposant d’une restauration collective et partageant les objectifs de la démarche peut adhérer à la Charte neuchâteloise.
L’adhésion se fait sur la base d’une demande écrite auprès de la mandataire spécialisée en restauration collective.
Santé mentale et agriculture
Santé mentale et agriculture
L'agriculture est un métier exigeant qui peut, à certaines périodes, mettre les personnes sous une forte pression. Les difficultés professionnelles, familiales, financières, administratives ou encore les aléas climatiques peuvent avoir un impact sur le bien-être psychologique.
Prendre soin de sa santé mentale est tout aussi important que prendre soin de sa santé physique. Si vous traversez une période difficile, ou si vous êtes inquiet pour un proche, il est important de ne pas rester seul-e. En parler et demander de l'aide sont des démarches qui permettent souvent de trouver des solutions avant que la situation ne s'aggrave.
Vous trouverez ci-dessous plusieurs documents d'information élaborés par des partenaires spécialisés. Ils présentent les ressources disponibles, les démarches à entreprendre en cas de détresse psychologique, ainsi que les contacts utiles selon les différentes situations.
Plan d'urgence
Ce document permet d'élaborer, avec un professionnel de la santé ou une personne de confiance, un plan d'action personnalisé afin de mieux faire face à une crise suicidaire. Il propose des pistes concrètes pour identifier les signes d'alerte, mobiliser son entourage et connaître les ressources à contacter.
En cas de pensées suicidaires, parler peut sauver
Cette brochure de la Confédération s'adresse aux personnes concernées ainsi qu'à leurs proches. Elle apporte des informations sur les pensées suicidaires, les possibilités d'aide et les démarches à entreprendre.
Orientation et contacts utiles
Ces documents présentent les ressources disponibles dans le canton de Neuchâtel, les procédures à suivre en cas de détresse psychologique ainsi que les principaux numéros d'urgence et d'écoute.
En cas de détresse psychologique ou de question
- Votre médecin traitant ou votre thérapeute
- La Main Tendue : 143 (écoute et soutien, 24h/24)
- Pro Juventute : 147 (enfants et adolescents)
- Service de l'agriculture (SAGR) : 032 889 37 00
Chambre neuchâteloise d'agriculture et de viticulture (CNAV) : 032 889 36 30
En cas d'urgence
- Centre d'urgences psychiatriques (CUP) : 032 755 15 15
- Ambulance : 144
Demander de l'aide est une démarche de prévention. Que ce soit pour vous-même ou pour un proche, n'hésitez pas à solliciter les ressources disponibles. Vous n'êtes pas seul-e !
Directive érosion
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Contact
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Service de l'agriculture
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Johannes Roesti
Chef de service
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Téléphone
032 889 37 00
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Horaires d'ouverture des guichets
Nos guichets sont ouverts:
du lundi au jeudi de 08h00 à 12h00 et de 13h30 à 17h00
le vendredi de 08h00 à 12h00
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