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Faune terrestre

La faune sauvage terrestre est définie par l'article 3 de la Loi sur la faune sauvage du 7 février 1995 (ci-après LFS) et par l'article 2 de la loi fédérale sur la chasse et la protection des mammifères et oiseaux sauvages du 20 juin 1986. 

Par faune sauvage terrestre on entend l'ensemble des espèces animales indigènes ou migratrices vivant à l'état sauvage dans le canton appartenant aux groupes suivants : les oiseaux; les carnivores; les artiodactyles; les lagomorphes; le castor; la marmotte et l’écureuil. La faune sauvage comprend également les espèces qui arriveraient naturellement dans le canton ou dont l'introduction serait autorisée.

Par gibier, on entend tous les animaux de la faune sauvage dont la chasse est autorisée, ou peut l'être (article 4 LFS).

Les pages spécifique suivantes traitent d'espèces en particulier :

Zones de protection

Pour protéger la faune, la Confédération et les cantons établissent des périmètres de protection dans lesquels des mesures en faveur de la biodiversité sont mises en œuvre. A cet effet, certaines activités et pratiques y sont proscrites.

Les inventaires fédéraux concernant la faune dans le canton de Neuchâtel sont la réserve d’oiseaux d’eau et migrateurs d'importance internationale et nationale du Fanel (site OROEM), ainsi que le district franc fédéral du Creux du Van

Suivis de la faune

Pour s’assurer de la conservation à long terme de la faune et de son bon état sanitaire, des suivis et recensements sont effectués par notre service. 

Des suivis spécifiques sont entrepris pour le lièvre, le chevreuil, le chamois, le cerf (en coordination avec les cantons de Genève, Vaud et les départements français du Doubs et du Jura), le lynx et le loup (en collaboration avec le KORA). Des suivis occasionnels sont effectués pour le chat sauvage (en collaboration avec l'OFEV). 

Pour les autres espèces, le travail quotidien des gardes-faune / ranger et des gardes auxiliaires permet d’obtenir une expertise concernant l’état des populations.

Les résultats des tirs durant la saison de chasse ainsi que le gibier tombé recensé (animaux morts pour d'autres raisons que la chasse) sont également analysés afin de mettre en perspective les éventuelles fluctuations de populations de gibier.

Ces suivis permettent notamment de savoir si la taille de la population est stable dans le temps ou si elle évolue. Le Service de la faune, des forêts et de la nature se base sur ces informations pour orienter certaines de ses décisions : amélioration de l’habitat, mesures de prévention spécifiques, établissement des plans de chasse, tirs de régulation…

Un rapport présentant ces différentes informations est publié ici chaque année. Il est consultable via ce lien.

Espèces exotiques envahissantes

Sont considérées comme espèces exotiques toutes espèces n’appartenant pas à la faune et à la flore indigène. Lorsque celles-ci causent des problèmes pour la faune indigène (concurrence, prédation, maladies contagieuses), on considère alors ces espèces comme envahissantes. Une fois établies dans le milieu naturel, les dommages peuvent être extrêmement graves sur le plan écologique, sanitaire ou économique.

Pour tenter de lutter contre ces espèces invasives, d’importants efforts doivent être déployés. Des actions sont mises en place en vue de : surveiller l’état des populations d’espèces invasives, limiter et empêcher l’installation de nouvelles espèces invasives, combattre leur propagation.

Cohabiter avec la faune sauvage

Les milieux de vie de la faune présentent une grande variété : prairies et pâturages, forêts, falaises, mais aussi carrières et gravières, sans oublier les milieux bâtis. De nombreux animaux se sont habitués à vivre à proximité de l'être humain ; les renards, les fouines et de nombreux oiseaux se sont par exemple invités en ville.

Cette cohabitation peut être bénéfique : le hérisson reste un allié indispensable des jardiniers, les oiseaux insectivores participent à faire diminuer le nombre d’insectes nuisibles, la pollinisation des plantes est facilitée par les invertébrés…

Certaines fois, la cohabitation peut être plus difficile et nécessiter une vigilance particulière de la part du public, ou la mise en œuvre de certaines actions pour améliorer la cohabitation :