Le Canton de Neuchâtel dispose pour la première fois de données représentatives sur les pratiques sportives de sa population. L’étude « Sport dans le canton de Neuchâtel 2026 », réalisée sous l’impulsion du service cantonal des sports, montre une intensité de la pratique sportive comparable à la moyenne romande mais légèrement inférieure à la moyenne suisse, avec des écarts plus marqués pour certains publics. Elle met aussi en évidence le poids de la pratique libre et des activités « outdoor », des résultats qui confirment les orientations du concept cantonal du sport.

Menée de février à août 2025 auprès de 938 personnes âgées de 15 ans et plus, l’étude s’inscrit dans le cadre de l’enquête nationale « Sport Suisse 2026 ». Elle permet de comparer directement les pratiques neuchâteloises avec celles observées en Suisse, mais aussi de mieux identifier les besoins propres au canton. Elle apporte ainsi une nouvelle base de connaissance pour les choix politiques et la mise en œuvre du concept cantonal du sport, adopté en 2023 autour des enjeux de santé, de cohésion sociale et d’attractivité. 

Des écarts ciblés et un potentiel pour favoriser davantage le mouvement

Dans le canton de Neuchâtel, 48% de la population se définit comme très active, contre 49% en Suisse romande et 52% au niveau national. La part de personnes ne pratiquant aucun sport s’élève à 21%, contre 22% en Suisse romande et 17% en Suisse. L’écart avec la moyenne nationale est moins marqué lorsque l’on considère le mouvement au sens large : 73% de la population neuchâteloise atteint les recommandations en matière d’activité physique, contre 76% en Suisse. 

L’étude met également en lumière des différences principalement sociales et démographiques. Les hommes pratiquent davantage de sport que les femmes et l’écart est particulièrement marqué chez les plus jeunes. Le niveau de formation, le revenu et la nationalité influencent également la pratique, davantage que les différences régionales à l’intérieur du canton. Parmi les personnes de nationalité étrangère, la part de non-sportifs atteint ainsi 31%.

L’étude met parallèlement en évidence un potentiel pour amener davantage de personnes au mouvement. Environ un tiers des personnes actuellement non sportives affirment souhaiter commencer ou reprendre une activité, avec une proportion plus élevée chez les femmes (37%) que chez les hommes (28%). Le manque de temps, l’absence d’envie, la charge de travail et les limitations de santé figurent parmi les principaux freins.

La pratique libre et le sport « outdoor » au cœur des habitudes neuchâteloises

Les modes de pratique sont également diversifiés. Si 18% de la population est active dans un club sportif et 16% dans un centre de fitness, 50% de la population pratique du sport en dehors de ces structures. Au sein des clubs, le bénévolat est par ailleurs très fréquent : 19% de la population du canton s’est engagée bénévolement dans le sport au cours des douze derniers mois. Ce chiffre varie néanmoins selon les sports.

Le milieu naturel occupe également une place importante dans les pratiques. La randonnée, le ski, le vélo, la natation et la course à pied figurent parmi les activités les plus répandues. Plusieurs disciplines ressortent particulièrement dans le canton de Neuchâtel, notamment le VTT, le ski de fond, le ski de randonnée et les raquettes. Ces pratiques en milieu naturel font directement écho à l’axe « sports outdoor » du concept cantonal du sport, qui vise à renforcer une offre de plein air diversifiée et accessible tout au long de l’année. 

L’étude est portée par l’office fédéral du sport (OFSPO) en collaboration avec le Bureau de prévention des accidents (BPA), la Suva, Swiss Olympic et l’office fédéral de la statistique (OFS). Elle offre au Canton de Neuchâtel une base supplémentaire pour mieux cibler les actions, les tendances et les orientations de sa politique sportive. Ses enseignements font également écho aux axes « Vivre » et « Développer » du programme de législature 2026-2029 : le premier prévoit le déploiement du plan d’action quadriennal découlant du concept cantonal du sport et valorise le sport comme moteur de lien social, de proximité et d’identité partagée, et le second vise notamment à renforcer l’attractivité du canton, à laquelle contribue le développement des sports « outdoor ».

Lien vers l’étude