Le Conseil d’État a révisé la réglementation des places de
stationnement à réaliser lors de la construction de bâtiments d’habitations ou d’activités.
Avec cette révision du règlement sur les constructions, il poursuit la mise en
œuvre de la stratégie Neuchâtel Mobilité 2030 pour favoriser le transfert modal
et accompagne les nouveaux modes de déplacement – mobilité douce et électrique
– de la population neuchâteloise. Cette nouvelle réglementation entrera en
vigueur le 1er octobre 2023 et remplacera les règles actuelles
devenues obsolètes.


La gestion du stationnement est un levier pour favoriser
l’utilisation des transports publics plutôt que celle de la voiture (transfert
modal) et ainsi réduire les nuisances du trafic routier (pollution de l’air,
bruit, accidents, congestion). En effet, comme chaque déplacement en voiture commence
et se termine sur une place de stationnement, c’est en gérant leur offre
(nombre, disponibilité, emplacement) que l’on peut inciter les individus à se
déplacer autrement qu’en voiture. À ces fins, la réglementation actuelle n’est
pas suffisante.

Pour favoriser le transfert modal de manière efficace, les
nouvelles dispositions réglementaires sur le stationnement prennent en compte les
caractéristiques du territoire neuchâtelois. Ainsi lors de la construction de
nouveaux bâtiments, dans les centres urbains là où l’offre en transports
publics est bonne et où les nuisances du trafic sont potentiellement
importantes, le nombre de places de stationnement voiture sera restreint. En
revanche, dans les espaces périurbains ou ruraux, là où les alternatives aux
déplacements en voiture sont plus rares et moins attractives et là où les
nuisances sont moindres, le nombre de places de stationnement sera moins limité.

Pour accompagner l’évolution des modes de déplacement de la
population neuchâteloise, les nouvelles dispositions réglementaires sur le
stationnement tiennent compte des besoins des voitures électriques, vélos
électriques et vélos spéciaux. Ainsi, pour exemple, 30% des places vélos
doivent être destinées aux vélos électriques et 5 à 10% aux vélos spéciaux
(vélo cargo, tandems, vélos attelés, etc.). En 2021, 20% des ménages possèdent
un vélo électrique (source : Microrecensement transports et mobilité -
OFS).