Le Canton de Neuchâtel, par le Département du développement territorial et de l’environnement, informe avoir transmis hier à l'Office fédéral de l'environnement (OFEV) une demande de régulation partielle réactive concernant la meute de la vallée de la Brévine. Celle-ci vise le prélèvement d'un individu présentant un comportement indésirable, conformément à la législation fédérale. La demande concerne le mâle reproducteur de la meute qui a attaqué de manière répétée des bovins.
Entre le 4 et le 26 juillet 2026, huit bovins ont été tués ou blessés lors de plusieurs attaques survenues sur le territoire de la meute de la vallée de la Brévine. La localisation des prédations et les constats réalisés par les gardes-faune permettent de les attribuer à cette meute.
Les résultats des analyses génétiques reçus en ce début de semaine ont confirmé que deux prédations sur bovins sont imputables au mâle de la meute M583. Les conditions prévues par la législation fédérale pour solliciter une régulation réactive sont ainsi désormais réunies. Au regard de l'expérience acquise lors des attaques survenues en 2025, qui avaient démontré le rôle prépondérant du mâle reproducteur dans ce type de prédations, le Canton considère que tout porte à attribuer à M583 la majorité des autres attaques constatées cette année.
La demande adressée à l'OFEV concerne uniquement ce loup. Elle repose sur les dispositions de la loi fédérale sur la chasse et de son ordonnance, qui permettent la régulation d'un individu d'une meute lorsqu'il adopte un comportement indésirable. C’est le cas lorsqu’un loup attaque de manière répétée des bovidés ou des équidés, les tuant ou les blessant gravement.
Parallèlement à cette démarche, le Canton poursuit les mesures de prévention engagées avec la Chambre neuchâteloise d'agriculture et de viticulture (CNAV) et l'association Organisation Pour la Protection des Alpages (OPPAL). Depuis la fin du mois de juillet, ces dispositifs ont été encore renforcés sur le territoire de la meute afin d'accompagner les éleveuses et éleveurs dans la mise en œuvre de mesures de protection et de limiter le risque de nouvelles attaques.
L'OFEV examinera désormais si les conditions sont réunies pour délivrer une autorisation de régulation. Le Canton de Neuchâtel communiquera la décision de cet office fédéral dès qu'elle lui sera notifiée.