Après une première vague de canicule, il s’est avéré que certaines entreprises ne possédaient pas de plan d’action déployable dès le premier jour de forte chaleur. Ces mesures de protection sont de la responsabilité des employeurs et employeuses. Elles doivent être planifiées suffisamment tôt et communiquées clairement aux collaboratrices et collaborateurs. Le service de l’emploi rappelle l’enjeu de santé et sécurité au travail que représente une période de canicule au degré de danger 3 et 4.

Avant l’été, il est primordial pour chaque entreprise d’intégrer dans sa gestion des dangers et des risques les périodes de fortes chaleurs. Il est indispensable d’établir un plan d’action « soleil et chaleur » qui prévoit la mise en place des mesures techniques nécessaires à la protection de la santé et de la sécurité du personnel, comme par exemple l’installation de protection contre le soleil, mais également de mesures organisationnelles, comme l’augmentation de la fréquence des pauses ou encore l’aménagement des horaires de travail durant les périodes moins chaudes de la journée. La mise à disposition d’équipements de protection individuelle est également nécessaire, telles que crème solaire, protège-nuque ou vêtements légers de couleur claire. Le Secrétariat d’État à l’économie (SECO) met à disposition un modèle général de plan d’action pour guider les entreprises dans la planification de ces mesures : Modèle – plan d’action soleil et chaleur

Suite à la canicule de la fin du mois de juin, il a été constaté que bon nombre d’entreprises avaient réagi dans la précipitation et que les mesures nécessaires avaient été mises en place qu’après plusieurs heures, voire plusieurs jours. Ce rappel est donc nécessaire pour protéger la santé des collaboratrices et collaborateurs. En effet, un manque d’anticipation peut avoir des conséquences dramatiques : un coup de chaleur, considéré comme une maladie professionnelle, engage la responsabilité de l’entreprise et met en danger la vie des personnes dont l’organisme est soumis à une grave détresse. 

Présence renforcée de l’ORCT

En période estivale, l’office des relations et des conditions de travail (ORCT) renforce sa présence sur le terrain. Des collaborateurs et collaboratrices interviennent dans le canton, vont à la rencontre des travailleurs et travailleuses exposé-e-s pour s’assurer que les entreprises déploient les mesures nécessaires à leur protection. Les professions touchées sont nombreuses, notamment les métiers de la construction mais aussi les personnes travaillant dans les vignes ou encore les paysagistes. L’agriculture est bien sûr également concernée, ou encore les services de livraison. Si des manquements sont constatés par l’ORCT, les employeurs et employeuses se verront rappeler leurs obligations et, si besoin, des mesures contraignantes pourraient être prises. 

Pour garantir la santé et la sécurité des salarié-e-s lors d’épisodes de fortes chaleurs, les entreprises ont des responsabilités importantes. Les spécialistes de l’ORCT sont à disposition pour les conseiller sur les mesures à mettre en place pour y faire face.