Risques psychosociaux au travail : nos neuf conseils
Investir dans la santé mentale de son personnel est un atout pour les entreprises. Comment contribuer à un environnement de travail sain? Comment repérer les signes de souffrance? Les réponses du service cantonal de l'emploi.
La santé mentale va bien au-delà de la simple absence de maladie psychique ; elle englobe aussi le sentiment de bien-être. Au travail, la santé mentale peut être influencée par l’ambiance, la charge de travail, les relations avec les collègues, la hiérarchie ou encore les conditions matérielles. Les risques psychosociaux dans le domaine professionnel regroupent ainsi les situations susceptibles de mettre en danger la santé mentale et physique des personnes salariées. Ils incluent le stress, le harcèlement, les conflits, la surcharge de travail ou encore les violences. Ces risques apparaissent quand les exigences du travail dépassent les ressources dont disposent les personnes pour y faire face.
Quand faut-il s'inquiéter pour une collaboratrice ou un collaborateur ?
Même si rien ne remplace l’avis d’un-e professionnel-le de la santé, certains signes peuvent annoncer une situation de souffrance au travail :
- Des manifestations physiques : maux de tête, troubles du sommeil, troubles de l’appétit
- Des manifestations cognitives : difficulté à raisonner, croyances anormales, pertes de mémoire
- Des manifestations comportementales : retards, agressivité, perte d’énergie
- Des troubles de la perception : voir ou entendre des choses que les autres ne perçoivent pas
Comment limiter ces risques ? Voici neuf conseils à suivre :
- SONDER régulièrement le bien-être au travail des collaboratrices et collaborateurs.
- ANALYSER les différents indicateurs (absences, rotation du personnel, nombre d’heures supplémentaires, etc.).
- RESPECTER strictement les temps de repos, de pause et les heures de travail maximales dans une journée, par semaine et par mois. S’assurer que chaque échelon hiérarchique connaisse les obligations en la matière.
- DÉFINIR LES RÔLES de la hiérarchie, des ressources humaines, et communiquer ces informations de façon transparente.
- FIXER DES RÈGLES de comportement entre les personnes et les faire appliquer (respect, façon de se parler, tolérance zéro pour le harcèlement et les menaces par une déclaration de principe, etc.).
- INFORMER le personnel sur les moyens d’action en cas de problème (collègue, supérieur-e, personne de confiance désignée par l’entreprise) et sur les sanctions prévues.
- INTÉGRER au maximum les collaborateurs et collaboratrices sur les questions qui les concernent dans l’organisation du travail, et communiquer sur les avantages qui en découlent (bon fonctionnement d’équipe, motivation positive).
- PRENDRE LE TEMPS pour des espaces informels en équipe (apporter les croissants le matin, boire un café ensemble). Cela favorise les liens et la compréhension mutuelle.
- Lorsqu’une situation a été difficile, laisser des espaces pour en PARLER.
En collaboration avec l’office de la promotion de la santé et de la prévention ainsi que l’office de l’assurance-invalidité du canton de Neuchâtel, le service de l’emploi a rédigé un guide visant à sensibiliser les entreprises sur l’importance de la santé mentale au travail. En proposant des conseils concrets, il vise à détecter de possibles problèmes et recense des informations utiles pour maintenir un environnement de travail sain. Bonne lecture !
Pour plus d’informations et pour découvrir les formations thématiques organisées notamment par l’office de la promotion de la santé et de la prévention, rendez-vous sur ne.ch/sante-mentale-travail. D'autres ressources sont également disponibles sur santepsy.ch et sur friendlyworkspace.ch/fr.
Quelques chiffres :
22%
La part des personnes actives en Suisse qui se sentent souvent ou toujours stressées au travail. Ce chiffre est en hausse depuis 2012 (source : ESS 2022).
6,5 milliards de francs
Le coût annuel du stress professionnel pour l’économie suisse (source : Job Stress Index 2022).
8000 francs
L’économie de productivité par collaborateur/collaboratrice et par an, si des mesures de prévention du stress sont mises en place (source : GSE Promotion Santé Suisse).
Thierry Gonzàlez, chef du service des ressources humaines de l’État (SRHE), et Céline Vara, conseillère d’État, cheffe du Département de la sécurité, de la digitalisation et de la culture (DSDC), dans les locaux du SRHE à Tivoli. JULIEN HUMBERT-DROZ
« Le bien-être au travail est un facteur clé de la qualité du service à la population »
Des conditions de travail engageantes, une rémunération intéressante et un cadre professionnel porteur de sens : telles sont les réponses de l’État de Neuchâtel aux nouveaux besoins de ses collaboratrices et collaborateurs. Explications de Céline Vara, conseillère d’État, cheffe du Département de la sécurité, de la digitalisation et de la culture (DSDC).
Attirer, développer et fidéliser des talents dans un monde du travail en pleine transformation n’est pas toujours facile. À l’État de Neuchâtel, le bien-être professionnel s’inscrit dans une vision plus large : proposer des conditions de travail modernes et stimulantes en garantissant un service public de qualité. Pour Céline Vara, conseillère d’État, l’attractivité de l’environnement de travail constitue une des clés essentielles à la capacité de l’administration d’évoluer avec son temps.
Pourquoi le bien-être au travail est-il aujourd’hui un enjeu majeur pour l’État de Neuchâtel ?
Le bien-être au travail est un facteur clé de la qualité du service à la population. Lorsque nos équipes se sentent bien dans leur environnement de travail, cela se reflète directement dans la qualité des prestations offertes à la population neuchâteloise. Nous devons veiller à offrir un cadre de travail attractif. Cela passe par des espaces collaboratifs, des outils performants et des ressources adaptées aux missions, ainsi que par des horaires flexibles, des possibilités de télétravail et du "job sharing" pour les postes qui s’y prêtent. La santé et la sécurité au travail sont également une priorité, avec un engagement clair contre toute forme de harcèlement, une cellule d’écoute confidentielle et le respect strict des normes de sécurité. Nous mettons par ailleurs l’accent sur le développement personnel et professionnel, avec plus de 60 formations proposées, des programmes d’intégration pour chaque nouvel engagement et un accompagnement individualisé pour la mobilité interne du personnel. Nous proposons aussi des parcours professionnels diversifiés, afin que chacune et chacun puisse évoluer, se projeter sur le long terme et s’épanouir dans sa carrière.
Comment cet engagement se traduit-il au-delà du cadre de travail ?
L’État de Neuchâtel valorise l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Des mesures concrètes, comme une structure d’accueil accessible aux enfants de 4 mois à 6 ans ou encore une ouverture au travail à temps partiel, permettent à nos collaboratrices et collaborateurs de mieux concilier leurs responsabilités personnelles et professionnelles. L’État propose également des solutions de mobilité durable et des avantages pratiques pour le quotidien, comme des flottes de voitures et vélos électriques disponibles sur certains sites ou encore des rabais sur les abonnements de transports publics par exemple. Investir dans ces mesures est une opération gagnante pour toutes et tous car cela permet de renforcer le bien-être, la motivation et l’engagement des équipes dont découle un service public performant et de qualité.
L’administration publique fait parfois l’objet de clichés – environnement rigide, peu innovant, ou éloigné de la réalité. Qu’en est-il vraiment ?
Ces clichés sont clairement obsolètes. L’administration cantonale évolue en permanence, suivant les transformations technologiques et répond aux nouvelles attentes des bénéficiaires, comme l’accessibilité en ligne des prestations. Nos services comptent près de 200 métiers différents, allant des spécialistes du numérique, ingénieur-e-s, juristes et scientifiques, aux professionnel-le-s de la santé, de la sécurité, de la culture et de l’environnement, sans oublier l’enseignement post-obligatoire. Chaque jour, nos collaboratrices et collaborateurs mobilisent leurs compétences pour répondre aux besoins de la population et contribuer au bon fonctionnement du canton. Leur travail est exigeant, porteur de sens et directement utile à la collectivité. Travailler pour l’État, c’est pour beaucoup un engagement moral.
Les nouvelles générations portent un regard différent sur le travail. Comment attirer ces jeunes dans l’administration publique ?
À juste titre, les jeunes recherchent du sens, de la flexibilité, des perspectives d’évolution et un bon équilibre entre vie professionnelle
et vie personnelle. Pour rester un employeur à la hauteur, l’État de Neuchâtel adapte non seulement ses pratiques mais aussi sa communication en étant présent sur les réseaux sociaux, y compris pour les offres d’emploi, afin de rester en phase avec ces attentes. Nous valorisons les missions, les conditions de travail et les perspectives d’évolution, tout en encourageant le dialogue sur les défis et les réussites. L’administration cantonale offre un environnement propice à la collaboration, à l’engagement et à la contribution au bien commun, des éléments qui résonnent particulièrement auprès des jeunes générations. Elle forme chaque année près de 140 apprenti-e-s, qui dès la rentrée d’août prochain, bénéficieront par ailleurs d’une semaine supplémentaire de vacances ; un avantage apprécié dans la recherche d’un bon équilibre de vie ! De même, depuis le 1er janvier 2026, toutes et tous les stagiaires de l’État perçoivent désormais un 13e salaire.
Qu’est-ce qui motive aujourd’hui les personnes qui rejoignent le service public ?
Le sens des missions est au cœur des motivations. Travailler pour l’État de Neuchâtel, c’est contribuer concrètement au fonctionnement de la société et à la qualité de vie des habitantes et habitants du canton. Les collaboratrices et collaborateurs sont engagé-e-s et motivé-e-s par la valeur de leur travail et par les possibilités offertes pour développer leurs compétences, évoluer dans leur carrière et s’épanouir dans un environnement moderne et respectueux. Ces conditions de travail attractives, flexibles et stimulantes font de l’État de Neuchâtel un employeur de choix et une administration capable de fidéliser ses talents, tout en assurant un service public efficace et de qualité.
Informations détaillées sur cette page.
Christelle Maire De Bellis, responsable du secteur de la certification professionnelle pour adultes au service des formations postobligatoires et de l’orientation (à gauche), et Marcia Da Costa, participante aux cours en compétences de base.
Renforcer les bases pour relancer son parcours professionnel
Le Canton de Neuchâtel offre aux adultes en emploi la possibilité de progresser en français, en mathématiques et dans l’utilisation des outils numériques. Marcia Da Costa a bénéficié de ce programme de formation l’an dernier. Elle témoigne, dans un français clair.
Marcia Da Costa le dit sans détour : « Je ne savais pas écrire le mot oui ! » A 53 ans, elle achève aujourd’hui sa formation d’assistante en soins et santé communautaire CFC (ASSC). En parallèle, elle a amélioré son niveau de français, grâce au programme cantonal de renforcement des compétences de base. « Ce programme a été mis en place en 2021, dans le cadre de la stratégie en matière de formation des adultes adoptée par les autorités cantonales et déployée à travers une convention avec le Secrétariat d’Etat à la formation, à la recherche et à l’innovation de la Confédération », résume Christelle Maire De Bellis, responsable du secteur de la certification professionnelle des adultes à l’Etat de Neuchâtel. « Il s’adresse aux adultes en emploi du canton et propose des cours de base en français, mathématiques et technologies de l’information et de la communication (TIC). »
« Une grande chance »
Originaire du Brésil, Marcia Da Costa est arrivée en Suisse il y a une trentaine d’années. Elle travaille d’abord en cuisine, puis devient aide-soignante. Elle prend ponctuellement quelques cours de français, notamment à l’Ecole-club Migros. « Pour aider mes enfants à faire leurs devoirs », explique-t-elle. Le besoin de renforcer ses compétences linguistiques se fait sentir lorsqu’elle décide d’entreprendre une formation d’ASSC dans le cadre d’un parcours « article 32 ». Ce dispositif permet à des adultes en emploi et au bénéfice de plusieurs années d’expérience d’obtenir un CFC ou une AFP sans passer par un apprentissage classique. Elle décide donc de s’inscrire au programme, soutenue dans sa démarche par son employeur. Tout commence par une évaluation au Centre de formation professionnelle neuchâtelois (CPNE). « Ils devaient voir de quoi j’avais besoin », explique Marcia Da Costa. Elle le sent déjà : « A l’oral, ça allait, mais l’écrit était difficile. » Le résultat des tests confirme ce décalage. Elle est alors orientée vers des cours de français offerts par le canton et animés par l’association Lire et Ecrire. « C’était une grande chance. » Ces formations ont lieu toute l’année, à Neuchâtel et à La Chaux-de-Fonds. « Il est possible de les intégrer à n’importe quel moment, et d’y assister le temps nécessaire », précise Christelle Maire De Bellis. Des tests permettent de faire le point jusqu’à ce que les objectifs soient atteints.
Un impact au travail et dans la vie quotidienne
Marcia Da Costa rejoint un groupe d’une dizaine de personnes, de cultures et de niveaux différents. « La formatrice s’adaptait, elle demandait: de quoi avez-vous besoin ? » raconte-t-elle. La solidarité s’installe naturellement : « Il y avait une dame qui ne savait pas écrire au début ; grâce à mes progrès, je pouvais l’aider. » Elle gagne en aisance à l’écrit et en précision à l’oral. Et les bénéfices dans sa vie professionnelle sont incontestables : « On utilise une tablette pour transmettre les informations entre collègues ; j’ai vu la différence. » Ses progrès lui permettent d’être plus à l’aise dans sa formation d’ASSC CFC : « Le 1er juin, j’ai l’examen écrit ; j’ai encore du stress, mais moins qu’avant. » Marcia Da Costa apprécie également la différence au quotidien : « Quand je reçois une lettre, je comprends. » Elle évoque encore l’importance de maîtriser la langue du pays dans lequel on veut s’intégrer. Et puis, la confiance en soi : « Il faut bien parler pour être écoutée. »
Des profils variés
Comme Marcia Da Costa, 114 personnes ont bénéficié du programme de renforcement des compétences de base en 2025. « Les profils sont variés – entre 30 et 50 ans en moyenne, avec environ deux tiers de femmes – et les parcours sont hétérogènes : des étrangers mais aussi des Suisses, parfois déjà titulaires d’un CFC suivent ces cours », résume Christelle Maire De Bellis. « Les demandes concernent principalement le français, puis les outils numériques, tandis que les mathématiques restent plus marginales. » Marcia Da Costa conclut simplement : « Je conseille ces cours à tout le monde. »
Le programme de formation en bref
– Pourquoi ? renforcer l’intégration professionnelle et l’autonomie.
– Qui ? adultes en emploi domicilié-e-s dans le canton.
– Quoi ? français (oral/écrit), mathématiques élémentaires, outils numériques (TIC).
– Comment ? évaluation au CPNE, puis cours adaptés.
– Où ? Neuchâtel et La Chaux-de-Fonds.
– Quand ? possibilité de commencer à tout moment dans l’année.
– Combien ? offert aux Neuchâtelois-es en emploi.
Informations détaillées sur cette page
Comme Flore Tchiegang, six autres personnes bénéficient actuellement d’une aide à la formation en soins infirmiers. Ce dispositif, lancé en 2025 et en phase pilote, est coordonné par le service de l’emploi avec l’appui du service de la santé publique.
« Je suis plus motivée que jamais pour décrocher mon diplôme »
Flore Tchiegang a 40 ans. Maman de deux enfants, elle est actuellement en deuxième année à l’École supérieure de soins infirmiers (ES) de Saint-Imier (BE). Au bénéfice d’une aide à la formation, elle livre ici son témoignage.
« Le soutien financier a tout changé pour moi. C’est le directeur de l’école qui m’a parlé du dispositif d’aide à la formation en soins infirmiers. Quand on m’a confirmé que j’y avais droit, j’ai pleuré de soulagement dans les bureaux du service de l’emploi. J’allais pouvoir étudier sereinement, sans devoir effectuer des remplacements en plus de ma formation et sortir d’une impasse financière. Aujourd’hui, je suis en deuxième année, et je suis plus motivée que jamais pour décrocher mon diplôme. À la base, j’ai une formation d’aide-soignante. J’ai travaillé en home pour
personnes âgées pendant plus de dix ans, puis j’ai passé un CFC d’assistante en soins et santé communautaire. C’est là que j’ai réalisé que je devais aller plus loin que la simple exécution des soins ; je voulais comprendre, réfléchir, et prendre de vraies responsabilités vis-à-vis des patients en devenant infirmière.
À 40 ans, je sais donc exactement pourquoi je suis là. Et avec deux enfants à ma charge, je ne me suis pas engagée à la légère. Dans
ma volée, on était 32, et on s’est retrouvé à 21 au bout de quelques mois. C’est vrai que la théorie est un peu compliquée au début, mais petit à petit, les pièces du puzzle s’assemblent et on a de meilleures notes. Et puis certains jeunes abandonnent en découvrant la réalité pendant les stages ; le métier est exigeant et c’est parfois dur sur le terrain. Il faut une vraie motivation pour devenir infirmière. Moi, je me sens à ma place. Et très privilégiée d’être payée pour étudier. Nous sommes aussi très entourés par nos professeurs; ils sont particulièrement accessibles et attentifs à nos difficultés pendant les cours ou les stages.
Je ne dirais quand même pas que tout est facile ; ça me demande beaucoup d’organisation et de travail personnel. Je me lève très tôt pour étudier, parce que je veux garder du temps le soir pour mes enfants. Ma fille et mon fils ont compris que c’était un projet important et ils me soutiennent. Il y a aussi une grande solidarité autour de moi, mon entourage prend le relais quand je ne suis pas à la maison. Tout cela me permet de garder le cap pour atteindre mon objectif : je vais devenir infirmière.
À ceux qui hésitent, je dirais qu’il ne faut pas avoir peur. Si vous êtes réellement motivé, et que vous avez la chance de pouvoir obtenir
cette aide à la formation, il faut vous lancer ! »
Trois questions à Julien Ferraro, conseiller employeurs au service de l'emploi (SEMP)
Quel est l’objectif de l’aide à la formation en soins infirmiers ?
Ce projet pilote s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de l’initiative fédérale visant à renforcer les soins infirmiers. C’est une réponse concrète à la pénurie de personnel et au fort taux d’abandon des étudiant-e-s en formation initiale, souvent lié aux difficultés à concilier vie privée, charges diverses, vie d’étudiant-e et possiblement petits jobs en parallèle des études. On estime que les profils visés en reconversion s’engagent davantage en connaissance de cause, souvent après une première expérience professionnelle dans le domaine de la santé. L’aide à la formation repose sur un financement de la Confédération et du canton. En contrepartie, on demande aux personnes qui en bénéficient un engagement moral de travailler au moins trois ans dans le canton à l’issu de leur formation.
Quels sont les critères de sélection des candidat-e-s ?
Il faut être âgé de 25 ans minimum au moment de l’entrée en formation et disposer de ressources modestes. Il faut, en principe, être domicilié dans le canton depuis au moins six mois, avoir un casier judiciaire vierge, et un niveau suffisant pour suivre une formation exigeante. L’accent est mis aussi sur la motivation et sur la compréhension du métier par les candidat-e-s. En ce sens, un stage d’observation de cinq jours doit être effectué au cours du processus de sélection.
Comment les personnes en formation sont-elles accompagnées ?
Les candidat-e-s sélectionné-e-s entrent pour trois ans en école supérieure (ES) ou en haute école spécialisée (HES), au bénéfice d’un soutien financier de 3500 francs par mois pour une personne sans enfant. Ce soutien doit leur permettre de se consacrer pleinement aux études en évitant le cumul d’emplois. Un suivi mensuel est assuré par notre service pour vérifier leur assiduité, anticiper leurs difficultés et les accompagner en cas de problème, que ce soit sur le plan académique, personnel ou dans le cadre de leurs stages. L’objectif est de limiter les échecs et les abandons.