Aller au contenu principal Aller aux réglages des cookies

Le Canton de Neuchâtel met en place, dès mai 2026, un dépôt destiné à préserver des éléments patrimoniaux menacés de disparition. Situé à Couvet, ce dispositif piloté par l’Office cantonal du patrimoine bâti et immatériel (OCPI) vise à sauvegarder et réemployer des pièces de valeur issues de démolitions.

Dès mai 2026, l’Office cantonal du patrimoine bâti et immatériel (OCPI) occupera un entrepôt de l'État, en vue d’accueillir des pièces de réemploi de valeur patrimoniale. Ces éléments, tels que portes, fenêtres, boiseries ou éléments architecturaux, qui n'ont pas vocation à intégrer les collections muséales, risquaient jusqu'alors d'être détruits lors de démolitions. Cette initiative répond simultanément aux questions de sauvetage d’éléments patrimoniaux menacés, de documentation et sensibilisation du patrimoine bâti mais aussi de réemploi, tout en s’inscrivant pleinement dans les préoccupations actuelles de durabilité sociale, écologique et économique.

Un projet en deux phases

Dans un premier temps, le dépôt situé dans le Val-de-Travers, à Couvet, permettra de regrouper en un seul emplacement des pièces sauvées de la démolition depuis des décennies. Il contribuera ainsi à la rationalisation en cours des surfaces occupées par l’État et plus généralement aux objectifs de durabilité du programme de législature du Conseil d'État La seconde phase permettra de constituer une réserve de matériaux de réemploi, fondamentale pour l’activité de construction cantonale dans le domaine du patrimoine bâti. Cette approche s'inspire de l’expérience pionnière en la matière développée par le Canton de Berne, qui démontre la faisabilité et la nécessité d’un tel dépôt pour un cycle de vie vertueux des éléments patrimoniaux.

Cette démarche offre un double avantage : d’une part, des éléments ayant encore une durée de vie appréciable seront sauvés de la démolition, d’autre part, ils pourront être remployés dans les projets patrimoniaux actuels et futurs, comme par exemple des poêles en faïence. Elle permet d'éviter les coûts de reproduction à l’identique d’éléments architecturaux manquants, tout en réduisant le bilan carbone cantonal grâce à une deuxième vie donnée à des éléments de bonne facture.

Cette approche s'inspire de l’expérience pionnière en la matière développée par le Canton de Berne, qui démontre la faisabilité et la nécessité d’un tel dépôt pour un cycle de vie vertueux des éléments patrimoniaux. Photo © OPAN