Quels sont les appuis archéologiques et historiques possibles ?
Une meilleure connaissance d'un bâtiment en prévision de travaux
Une bonne connaissance du patrimoine favorise sa conservation. À cette fin, l’Office du patrimoine bâti et immatériel se tient à la disposition des propriétaires et des architectes pour les aider à mieux comprendre l’histoire de leur bâtiment avant l'ouverture d'une campagne de travaux et pour répondre aux questions pouvant surgir au cours du chantier.
Approfondir la connaissance d’un bâtiment sans intervention prévue
Si vous souhaitez en apprendre davantage sur un édifice, vous pouvez suivre la même démarche que les spécialistes du patrimoine. Il s’agit de progresser du général au particulier et de croiser différentes sources d’information, de façon à confirmer ou infirmer vos hypothèses.
Selon le temps dont vous disposez, vos recherches pourront se limiter aux publications existantes ou vous amener à explorer des fonds d’archives, voire à vous lancer dans une observation détaillée de l’architecture, mais gardez-vous d’entreprendre une fouille en sous-sol qui requiert une autorisation préalable et une approche professionnelle.
Où chercher l'information ?
L’histoire d’un bâtiment ou d’un objet patrimonial se construit à partir d’une ou de plusieurs des sources d’information suivantes :
- la lecture des publications;
- le dépouillement des sources manuscrites;
- l’analyse des documents iconographiques;
- l’examen de ses éléments constitutifs;
- la fouille des vestiges enfouis;
Une fois les données collectées, il s'agira de les interpréter et de les mettre en perspective.
Les informations publiées disponibles:
Les recherches en archives
Avant de commencer ...
- s'enquérir auprès du maître de l'ouvrage ou des précédents propriétaires de l'existence de documents relatifs au bâtiments (actes notariés, plans, photographies, etc.).
Trouver des informations générales ...
- explorer les fonds d'archives permet d'apporter les premières données ou d'étoffer les connaissances historiques sur un bâtiment, mais rappelons qu'une telle démarche demande du temps.
L'observation de l'architecture
Que regarder au premier abord ?
Dans notre région, les bâtiments, en particulier ceux antérieurs à 1950, sont tous constitués des mêmes éléments, soit :
- une ossature ou des murs porteurs généralement revêtus d'une couche de protection
- une toiture assurant la mise hors d'eau et supportée le plus souvent par une charpente
- un cloisonnement horizontal sous forme de planchers ou de dalles
- un cloisonnement vertical sous forme de murs de refends ou de cloisons
- des accès et passages sous forme de portes et escaliers; des apports de lumière sous forme de fenêtres
De quel type d’édifice s’agit-il ? et comment le décrire ?
Ces éléments très simples en apparence sont à l'origine d'une grande variété de constructions que l'on peut regrouper en grandes familles fonctionnelles.
L'archéologie du bâti
Des structures riches en informations
Sous l’apparente uniformité d’un crépi récent, un édifice ancien conserve souvent les traces de ses aménagements successifs. L'observation des matériaux utilisés et des détails structurels permet de caractériser plus finement un bâtiment, de reconstituer son évolution et de restituer le cadre de vie de ses occupants successifs.
Basée sur l’identification et la compréhension des cicatrices laissées par nos prédécesseurs sur les édifices, la méthode s’applique autant aux objets les plus anciens qu’aux constructions les plus récentes.
Les vestiges enfouis
Le sol conserve une infinité de vestiges - fondations, déchets, objets perdus ou enfouis, tombes, égouts et anciens chemins - souvent recouverts par de nouvelles constructions qui sombreront un jour à leur tour dans l'oubli.
L’exhumation, la documentation et l’étude de ces vestiges enfouis constituent une précieuse source pour reconstituer l’environnement matériel, en particulier bâti, de nos prédécesseurs.
Aucune fouille n'est permise sans l'autorisation du Conseil d’Etat et tout objet exhumé est propriété publique.
L'interprétation des données
Une fois les données matérielles, écrites et iconographiques récoltées, reste à les analyser et à les mettre en relation les unes avec les autres, de façon à cerner d’aussi près que possible ce que fut l’existence d’un édifice, d’un quartier ou d’une époque.
De cas en cas, il est utile de s’adjoindre la collaboration d’autres disciplines : anthropologie, architecture, céramologie, conservation-restauration, dendrochronologie, géologie, histoire de l'art, numismatique, etc.