Les principaux chiffres 2025 

Les données montrent que le dispositif cantonal reste fortement sollicité. La Police neuchâteloise a enregistré 678 infractions de violence domestique en 2025, après 700 en 2024. Elle intervient en moyenne entre cinq et sept fois par semaine pour des situations de violence domestique.

Le recours au Service d’aide aux victimes (SAVI) poursuit sa progression : 907 victimes de violence domestique ont bénéficié d’une consultation en 2025, contre 667 en 2022, soit une augmentation d’environ 36% en quatre ans. En matière d’hébergement, 56 femmes, 49 enfants et 5 hommes ont été accueillis par le SAVI ou dans des structures partenaires.

Du côté de la prise en charge médicale, le Centre neuchâtelois de médecine des violences (CNMV), ouvert à la fin de l’année 2024, a établi 81 constats en lien avec des situations de violence domestique pour sa première année complète d’activité. Le service de gynécologie-obstétrique de RHNe a par ailleurs établi 33 constats d’agression sexuelle.

En 2025, 60 personnes auteures de violence conjugale ont été accompagnées par le Service pour auteur-es de violence conjugale (SAVC), contre 67 en 2024.

Enfin, le Centre de santé sexuelle de Neuchâtel a accueilli 47 personnes et celui de La Chaux-de-Fonds 24 personnes pour des consultations dans lesquelles la violence domestique constituait un motif primaire ou secondaire, durant l'année 2025.

Des chiffres à interpréter avec précaution

Ces données ne mesurent pas la prévalence réelle de la violence domestique dans le canton : de nombreuses situations restent inconnues des institutions. Une hausse des indicateurs peut traduire une évolution des violences, mais aussi une meilleure identification des situations, une plus grande propension à les signaler ou un recours accru aux prestations spécialisées.

Les graphiques interactifs permettent de découvrir l’ensemble des données et de suivre leur évolution au fil des années.

Les données présentées dans ce monitorage sont fournies par les principaux partenaires du dispositif cantonal : la Police neuchâteloise (PONE), le Service d’aide aux victimes (SAVI), le Réseau hospitalier neuchâtelois (RHNe), à travers le Centre neuchâtelois de médecine des violences (CNMV) et le service de gynécologie-obstétrique, ainsi que le Centre neuchâtelois de psychiatrie (CNP), à travers le Service pour auteur-es de violence conjugale (SAVC). En 2025, le monitorage s’enrichit des données des Centres de santé sexuelle de Neuchâtel et de La Chaux-de-Fonds. 
L’OPFE rassemble chaque année ces données auprès des différents partenaires. Elles sont ensuite compilées avec l’appui de STAT, qui a développé les visualisations interactives permettant d’en suivre l’évolution au fil des années