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Les STEP

Les 20 installations de traitements sont contrôlées et font l’objet de remises à niveau régulières pour pouvoir répondre aux exigences légales et à leurs évolutions depuis leur mise en service.

La qualité de l’épuration est bonne dans le canton, en particulier dans les grandes installations qui sont en pleine évolution pour répondre aux nouveaux défis en matière d’épuration.  

Surveillance des performances d’épuration des STEP

Le SENE effectue 4 prélèvements par an dans chacune des STEP pour réaliser la surveillance de leurs performances. Cette tâche de haute surveillance est imposée par la législation fédérale. Toutefois, les installations sont soumises, en fonction de leur taille, à des contrôles internes beaucoup plus fréquents.

Les STEP faisant l’objet d’analyses sont : - vous trouvez les résultats des mesures en cliquant sur le nom de la STEP -

Bevaix - Boveresse - Les Brenets - La Brévine - La Chaux-de-Fonds - Colombier (la Saunerie) - La Côte-aux-Fées - Engollon (Quarres) - Le Landeron - Le Locle - Marin (Châtellenie de Thielle)- Neuchâtel - Noiraigue - Les Ponts-de-Martel - La Sagne - Saint-AubinTravers - Vaumarcus - Brot-Dessous - Champ-du-Moulin

Les micropolluants

Les stations d'épuration (STEP) actuelles dégradent essentiellement les nutriments (carbone, phosphore et azote) présents dans les eaux usées. De nombreuses substances ne sont que partiellement, voire pas du tout éliminées. Une multitude de composés chimiques (médicaments, cosmétiques, biocides, additifs alimentaires et substances entrant dans la composition de détergents, de produits d'imprégnation, de peintures, etc.) parviennent dans les eaux. Or, même en concentrations infimes (nanogramme par litre), ces substances - réunies sous le terme de "micropolluants" - peuvent avoir des effets néfastes sur les organismes aquatiques ou polluer nos ressources en eau potable.

Les micropolluants proviennent d'apports diffus et sont acheminés dans les STEP. Afin de réduire de moitié l'apport de ces substances dans les eaux, une centaine de STEP en Suisse doivent s'équiper de nouvelles installations permettant de réaliser un traitement supplémentaire. Objectif : éliminer au minimum 80% des micropolluants.

Des modifications de la loi sur la protection des eaux (LEaux) et de l'ordonnance sur la protection des eaux (OEaux) sont entrées en vigueur le 1er janvier 2016. Celles-ci spécifient les critères (les grandes et moyennes STEP ayant un grand impact sur les cours d'eaux et les réserves en eau potable) des STEP qui doivent mettre en place ce système de traitement supplémentaire. Ces mesures sont subventionnées par la Confédération à hauteur de 75% grâce à une taxe prélevée sur l'ensemble de la Suisse (9 francs par habitant raccordé et par an).

Différentes technologies existent afin d'éliminer les micropolluants. Les principales sont l'absorption sur charbon actif ou l'ozonation. L'adéquation du traitement doit être évaluée au cas par cas, en fonction des caractéristiques des eaux usées à traiter.

La planification cantonale a retenu 5 STEP pour lesquelles un traitement complémentaire doit être mis en place. Le tableau ci-dessous résume la situation dans le canton (état janvier 2026).

LocalisationType de traitementEtat
STEP de la Chaux-de-FondsCharbon actifEn fonction
STEP de Val-de-Ruz (STEP des Quarres)Charbon actifEn fonction
STEP de NeuchâtelOzonationEn cours de réalisation
STEP du LocleCharbon actif En planification
STEP de Colombier (Saunerie)Charbon actif En planification

Les critères du traitement des micropolluants dans les STEP vont évoluer suite à des motions au niveau fédéral. Dès lors, le nombre d’installations devra s'étendre, demandant une révision de la planification cantonale.

PGEE - Plan général d'évacuation des eaux

Le PGEE représente un outil de gestion et un instrument de planification globale de l'évacuation des eaux. Du point de vue de l’aménagement du territoire, le PGEE est un plan d’affectation contraignant pour les particuliers comme pour les autorités. Il suit ainsi la procédure décrite à l’article 89 et suivants de la loi cantonale sur l'aménagement du territoire (LCAT). Le PGEE tient compte de tous les aspects liés à l'évacuation des eaux polluées et non polluées. Il planifie non seulement la construction, mais aussi l'exploitation, l'entretien et le financement du système de gestion des eaux de la commune, maintien de la valeur de renouvellement inclus.

Ainsi, le PGEE doit apporter :

  • la connaissance des réseaux, des problèmes particuliers et des possibilités et contraintes de gestion des eaux (diagnostic).
  • la définition des mesures de construction, d'exploitation et d'entretien, avec leurs coûts et leur planification dans le temps.

Le PGEE est un instrument dynamique, qui devrait être régulièrement mis à jour.

Les premiers PGEE du canton ont été élaborés dès la fin des années 90. Actuellement, ils ne sont plus à jour et demandent une réactualisation, notamment à cause de la disparité des méthodes utilisées pour leur mise au point. 

Le cadre juridique et technique de la gestion des eaux n’a cessé d’évoluer ces dernières années et l’explosion démographique contribue à accroître les pressions exercées sur les milieux aquatiques. Le contexte climatique général a changé. Les évènements pluvieux plus intenses, les sécheresses et les canicules plus régulières doivent être intégrés dans les réflexions. Une nouvelle approche dans la gestion de l’évacuation des eaux est indispensable. Celle-ci doit maintenant répondre aux besoins d’une gestion intégrée des eaux, dépassant le seul cadre des eaux polluées .

Afin de valoriser le travail effectué dans le cadre des PGEE, les données importées et produites devront être représentées dans un format informatique universel et utilisable par toutes les parties prenantes (communes, entreprises, bureaux d’études, autorités, …). Ces standards seront repris des modèles retenus au niveau national (par ex. VSA SDEE Mini) et répondant aux différentes lois sur les géo-données de la Confédération. Ainsi les échanges de données seront plus aisés, sans pertes d’informations.

Contact

Pierre Wyrsch
Responsable évacuation et traitements des eaux