Le Conseil d'État a présenté à la presse le rapport concernant la planification de l'offre de prestations sociales pour adultes pour la période 2025-2029. Il entend soutenir activement le développement d'alternatives aux prestations institutionnelles traditionnelles, tout en continuant de répondre aux besoins des personnes vulnérables par des prestations de qualité. Afin de renforcer le virage ambulatoire et accélérer la transformation du dispositif, il sollicite un crédit d'engagement de 6,89 millions de francs.
Inscrite dans la loi sur l'accompagnement et l'inclusion des personnes vivant avec un handicap (LIncA) adoptée en 2021, la planification de l'offre de prestations sociales pour adultes comprend également la coordination des prestations cantonales pour l'accueil, l'hébergement et l'accompagnement des personnes vivant avec un handicap, en situation d'addiction et de grande précarité sociale.
Relever le défi des choix de vie autodéterminés des personnes vivant avec un handicap voulue par la Convention ONU relative aux droits des personnes handicapées (CDPH), répondre à la complexification des besoins de prise en charge des personnes les plus fragilisées et dépendantes et maîtriser la croissance des coûts sont autant d'enjeux qui demandent un engagement déterminé de l'État mais aussi de l'ensemble des acteurs de ce domaine. En termes de planification des prestations institutionnelles, cette volonté implique un changement de paradigme qui met au défi l'État d'anticiper et de projeter de nouvelles prises en charge, et de continuer de répondre aux besoins des personnes les plus vulnérables par des offres institutionnelles. Le Conseil d'État est par ailleurs déterminé à maîtriser la croissance des charges d'un domaine qui a vu ses coûts augmenter de 80 % depuis 2008.
Afin de répondre à ces différents enjeux, le gouvernement a identifié quatre axes stratégiques pour la période 2025-2029, qui se déclinent en objectifs opérationnels et permettront à toutes les actrices et tous les acteurs impliqués de s'inscrire dans la vision de l'État :
• Poursuivre le virage ambulatoire (qui privilégie des alternatives aux hébergements traditionnels et aux ateliers protégés) et consolider les offres d'accompagnement à domicile ;
• Apporter une réponse globale à la complexification des situations et aux besoins émergents ;
• Optimiser le dispositif de prestations institutionnelles ;
• Améliorer le pilotage du dispositif.
Le Conseil d'État compte sur les effets combinés des différentes mesures proposées pour limiter la croissance des places en institution et sollicite un crédit d'engagement de 6,89 millions de francs visant la création de nouvelles formes de logement adapté, le développement de projets de vie autodéterminés et l'inclusion professionnelle.