Flore indigène
L’objectif est de diminuer le nombre d’espèces menacées en leur assurant une protection à long terme. Il s’agit aussi de renforcer la collaboration entre les cantons et avec les régions voisines afin de mieux coordonner les actions dans ce domaine.
Les moyens pour y parvenir consistent à élaborer des plans d’action conjoints pour les espèces protégées, menacées ou rares en Suisse et dans les régions limitrophes, ainsi qu’à en assurer une mise en œuvre coordonnée.
Le canton collabore avec plusieurs experts ainsi qu'avec Info flora, le centre national de données et d'informations sur la flore de Suisse.
Plantes exotiques envahissantes
Depuis plusieurs siècles, des plantes venues d’autres régions du monde ont été introduites en Europe, intentionnellement ou accidentellement. Lorsqu’elles s’installent durablement dans les milieux naturels et se développent rapidement au détriment des espèces locales, on les appelle plantes exotiques envahissantes. Ces espèces peuvent menacer la biodiversité, l’agriculture ou même la santé humaine.
Reptiles
Les reptiles – serpents, lézards et tortue – comptent parmi les groupes de vertébrés les plus menacés de Suisse. Plus de 60 % des espèces figurent sur la Liste rouge. Dépendants de milieux structurés et bien exposés, ils sont particulièrement sensibles à la destruction et à la fragmentation de leurs habitats, à l’intensification de l’utilisation du sol ainsi qu’au changement climatique.
Sur les 14 espèces de reptiles présentes en Suisse, 9 sont observées dans le canton de Neuchâtel. Leur conservation repose notamment sur la protection des habitats clés (lisières, prairies sèches, murs en pierres sèches, éboulis), le maintien de corridors écologiques et le suivi des populations.
Au niveau fédéral, les reptiles sont protégés par la Loi fédérale sur la protection de la nature et du paysage (LPN), entrée en vigueur en 1966. Cette protection est renforcée au niveau cantonal par la Loi cantonale sur la protection de la nature et du paysage (LCPN), en vigueur depuis 1994.
Ces bases légales interdisent notamment la capture et la mise à mort des reptiles ainsi que la destruction de leurs habitats et de leurs sites de reproduction. Elles chargent les cantons de mettre en œuvre des mesures concrètes pour assurer la conservation des espèces et de leurs habitats.
La protection repose principalement sur la conservation des habitats d’importance nationale (p. ex. prairies et pâturages secs, marais, zones alluviales) ainsi que sur la qualité et la connectivité des structures favorables aux reptiles (murs de pierres sèches et haies p.ex.).
Les observations de reptiles sont essentielles pour améliorer les connaissances sur leur répartition et suivre l’évolution des populations. Toute observation peut être transmise au centre national de données faunistiques Infofauna, en ligne ou via l’application WebFauna.
La création et l’entretien de structures favorables (murs en pierres sèches, tas de pierres ou de bois, lisières diversifiées) contribuent au maintien des populations de reptiles.
Amphibiens
Les batraciens – grenouilles, crapauds, tritons et salamandres – constituent le groupe de vertébrés le plus menacé de Suisse : plus de 70 % des espèces figurent sur la Liste rouge. Dépendants à la fois des milieux aquatiques et terrestres, ils sont particulièrement sensibles à la destruction et à la modification de leurs habitats, à la pollution ainsi qu’au changement climatique.
Sur les 19 espèces de batraciens présentes en Suisse, 9 sont observées dans le canton de Neuchâtel. Leur conservation repose notamment sur la protection des sites de reproduction (mares, étangs, zones humides), la mise en réseau des habitats et le suivi des populations.
Au niveau fédéral, les batraciens sont protégés par la Loi fédérale sur la protection de la nature et du paysage (LPN) entrée en vigueur en 1966. Cette protection est renforcée au niveau cantonal par la Loi cantonale sur la protection de la nature et du paysage (LCPN), en vigueur depuis 1994.
Ces bases légales interdisent notamment la capture et la mise à mort des batraciens ainsi que la destruction de leurs sites de reproduction et de repos. Elles chargent les cantons de mettre en œuvre des mesures concrètes pour assurer la conservation des espèces et de leurs habitats.
Afin de protéger les sites les plus importants, la Confédération a établi l’Inventaire des sites de reproduction de batraciens d’importance nationale (IBN), entré en vigueur en 2001. Sa mise en œuvre est régie par l’Ordonnance sur la protection des sites de reproduction de batraciens d’importance nationale (OBat).
Les observations de batraciens sont essentielles pour améliorer les connaissances sur leur répartition et suivre l’évolution des populations. Toute observation peut être transmise au centre national de données faunistiques Infofauna, en ligne ou via l’application WebFauna.
La création de nouveaux plans d’eau peut contribuer à renforcer le réseau de sites de reproduction. La réalisation d’un étang en faveur des batraciens est toutefois soumise à l’obtention d’un permis de construire.