Lundi 17 août 2026, 19'793 élèves et 2'038 enseignant-e-s reprendront le chemin de l’école obligatoire. Cette rentrée s’inscrit dans la continuité et la stabilité, même si une augmentation des prises en charge en classes spéciales ou en école spécialisée est à relever. Le point sur les principaux chiffres et dossiers à retenir.

Dès lundi prochain, 19'793 élèves relevant de la scolarité obligatoire (enseignement ordinaire ou pédagogie spécialisée) rejoindront l’un des établissements scolaires du canton.

19’342 élèves feront leur rentrée dans l’un des treize centres scolaires :

  • 6’640 intégreront l’une des 373 classes du cycle 1 ;
  • 7’068 fréquenteront l’une des 396 classes du cycle 2 et 
  • 5’634 rejoindront l’une des 310 classes du cycle 3. 

Parmi ces 19’342 élèves, 507 élèves bénéficieront d’un soutien dans une classe spéciale ou dans une classe d’accueil. Si le nombre d’élèves total reste stable, le nombre d’élèves en classes spéciales ou d’accueil est en nette augmentation par rapport à la rentrée scolaire 2025-26 (+41 soit +9%).

De surcroit, 451 élèves seront scolarisé-e-s dans une école spécialisée ou dans une institution d’éducation spécialisée, représentant une augmentation de 4% depuis la dernière rentrée scolaire. Ainsi, au total, 19'793 élèves relèvent de la scolarité obligatoire (19'342 + 451) - Situation arrêtée au 9.8.2026. Les chiffres définitifs seront publiés au printemps 2027 dans le Mémento statistique de l’école neuchâteloise, sur la base des effectifs relevés au mois d’octobre 2026 -.

L’effectif moyen, dans les classes régulières, sera de 17.8 élèves au cycle 1, de 17.8 élèves au cycle 2 et de 18.2 élèves au cycle 3.

Par ailleurs, 134 enfants suivront leur scolarité à domicile.

Du côté du marché de l’emploi, 106 postes d’enseignant-e-s ont été mis au concours et                            40 enseignant‑e‑s sont parti-e-s en retraite.

Dossiers de la rentrée

Cadre pour l’usage de l’IA à l’école

L’intelligence artificielle (IA) fait déjà partie des outils possiblement à disposition du personnel enseignant et des élèves. Dans l’école obligatoire neuchâteloise, son usage s’inscrit dans un cadre prudent, réfléchi et mesuré, fondé sur les recommandations romandes de la Conférence intercantonale de l’instruction publique et de la culture de la Suisse romande et du Tessin (CIIP). Une directive propre à l’école obligatoire sera élaborée d’ici à cet automne, en collaboration avec les directions des centres scolaires, afin de préciser les usages attendus, tant pour la préparation de l’enseignement et la gestion scolaire que pour les apprentissages des élèves.

Concrètement, l’usage de l’IA concerne plus directement le cycle 3, dans une perspective d’éducation et de citoyenneté numériques, alors que dans les cycles 1 et 2, il se situe surtout du côté des enseignant‑e‑s et, le cas échéant, des élèves dans des contextes précis et encadrés. Le canton ne vise ni une interdiction totale, ni une promotion sans réserve : il privilégie des usages ciblés et transparents, lorsque l’IA apporte une réelle plus‑value pédagogique et sans se substituer aux apprentissages.

Mesures de soutien et pédagogie spécialisée

Parallèlement, le Conseil d’État présentera également à cette même période au Grand Conseil un rapport sur la stratégie cantonale en matière de pédagogie spécialisée et de mesures de soutien pour les élèves, en réponse à plusieurs objets parlementaires (postulats 18.164, 22.187, 23.210 et motion populaire 23.211). Ce rapport réactualisera le concept cantonal de pédagogie spécialisée, fera évoluer le cadre légal en la matière, actualisera le dispositif de mesures ordinaires et renforcées et précisera les principes d’allocation des ressources. L’objectif est de garantir un accès plus transparent et équitable aux mesures de soutien, de mieux adapter l’encadrement aux besoins éducatifs des élèves et de stabiliser le dispositif entre classes régulières, espaces complémentaires et classes spécialisées.

Gouvernance de l’école obligatoire

Le Conseil d’État prépare actuellement un rapport au Grand Conseil en réponse à la motion interpartis 24.141 « Révision du mode de gouvernance de l’école obligatoire ». Sur la base d’une analyse comparative avec les cantons voisins et d’une enquête menée auprès des communes et des directions d’école, il élabore un scénario de pilotage s’inscrivant dans une tension entre cohérence cantonale et gestion de proximité par les cercles scolaires. Le rapport du Conseil d’État aura pour objectif de clarifier la répartition des tâches entre canton et communes et d’assurer une politique scolaire plus lisible et équitable dans tout le canton.