Qu’est-ce que la plus-value
Lorsqu’une commune classe un terrain en zone à bâtir, qu’elle en modifie son affectation ou qu’elle en augmente significativement les droits à bâtir, la valeur de celui-ci s’accroît sensiblement. L'augmentation de valeur d'un bien-fonds consécutive à ces mesures d’aménagement est donc réputée avantage majeur constituant une plus-value. Il s'agit de la différence entre la valeur d'un bien-fonds avec et sans la mesure d'aménagement (art. 34 LCAT).
En cas de plus-value, une contribution correspondant à 30% de celle-ci est due à l'État par le propriétaire du bien-fonds à partir du moment où la mesure entre en vigueur. La perception de cette contribution peut être différée ou échelonnée à certaines conditions. Les montants perçus par le canton à ce titre sont versés dans le fonds d'aménagement du territoire (art. 35 à 37 LCAT).
Qu’est-ce que l’expropriation matérielle
À l'inverse, une restriction au droit de propriété consécutive à une mesure d'aménagement du territoire est réputée inconvénient majeur lorsqu'elle équivaut à une expropriation matérielle. En cas d'expropriation matérielle, une indemnité peut être accordée (art. 38, 39, 84 et 85 LCAT).
Le propriétaire qui s'estime lésé doit adresser une demande d'indemnité à l'autorité responsable de la mesure d'aménagement par l'intermédiaire de la commission d'estimation en matière d'expropriation pour cause d'utilité publique (art. 36 et suivants LEXUP) dont le secrétariat est assuré par le greffe du Tribunal régional des Montagnes et du Val-de-Ruz.
Foire aux questions
La FAQ ci-dessous répond aux questions les plus fréquentes au sujet de la plus-value.