Organisme de quarantaine avec annonce obligatoire
Signalement et conduite à tenir
En cas d’observation de Scarabée japonais (Popillia japonica) :
- Vérifiez que toutes les caractéristiques physiques correspondent au scarabée japonais
- Assurez-vous qu’il ne s’agit pas d’un autre hanneton (des confusions sont possibles)
- Si possible, prenez une photo claire de l’insecte et notez l’endroit précis et la date de la découverte
- En cas de capture, ne le relâchez surtout pas : placez-le au congélateur
- Remplissez le formulaire de signalement via le document suivant : Formulaire de signalement
- Indiquez-nous un moyen de contact (téléphone et/ou courriel)
- Informez immédiatement le service phytosanitaire du canton :
- par téléphone : 032 889 37 08
- par courriel : station.phytosanitaire@ne.ch
Identification
Cycle de vie
Sous nos climats, le scarabée japonais vit sur une année.
Au printemps, quand la température dépasse 10°C, les larves de l’année précédente remontent à la surface et mangent les racines. Quelques semaines plus tard, elles se transforment en nymphe, puis en adultes qui apparaissent dès juin. La période de vol dure de juin à septembre. Les coléoptères sont surtout actifs lorsque les températures se situent entre 21 et 35 °C, que le vent est faible et l’humidité de l’air supérieure à 60%.
Les adultes vivent environ 4 à 6 semaines. Pendant ce temps, ils se reproduisent plusieurs fois. Les femelles creusent des trous de 5 à 10 cm pour pondre leurs œufs (3 à 4 à la fois), soit environ 40 à 60 œufs au total dans leur vie. La ponte a lieu dans des sols assez humides. Les œufs éclosent après 10 à 14 jours.
Les jeunes larves commencent aussitôt à se nourrir de racines. Elles passent par trois stades successifs. Quand l’hiver arrive et que les températures baissent, les larves descendent plus profondément dans le sol pour y passer l’hiver.
Dégats occasionnés
Les scarabées sont très polyphages, c’est-à-dire qu’ils se nourrissent de nombreux types de plantes. Ils mangent les feuilles, les fleurs et les fruits de plus de 400 espèces végétales différentes. Ces insectes se rassemblent en groupes pour se nourrir, ce qui peut rapidement laisser certaines plantes complètement dépourvues de feuilles, comme la vigne, dont le scarabée japonais (Popillia japonica) est très friand. Les feuilles endommagées prennent un aspect squelettique suite à leur passage. Ces dommages au feuillage peuvent affecter le rendement et la qualité des fruits.
En Suisse, les plantes les plus touchées sont surtout les arbres fruitiers, comme les pommiers, les pruniers et les abricotiers, ainsi que les vignes, les myrtilles, les mûres, les framboises, les haricots, le houblon, le maïs, les noisetiers, le soja, les roses et les glycines. On peut aussi en trouver sur des arbres comme les tilleuls, les érables, les prunelliers, les ormes et les saules.
Les larves, elles, mangent les racines des graminées. Cela provoque l’apparition de zones d’herbe sèche et brunâtre dans les jardins, ainsi que sur les terrains de football ou de golf.
Mode de dissémination
Le scarabée ne peut voler que sur quelques centaines de mètres. Il ne peut donc pas coloniser facilement de nouvelles zones proches. Cependant, sa propagation rapide s’explique par les différents moyens de transport que nous utilisons : le train, les transports de marchandises, mais surtout les véhicules privés lors des voyages ou des retours de vacances où il peut se cacher.
Ainsi, lorsque vous visitez des zones infestées, il est très important de vérifier qu’aucun scarabée ne se trouve dans votre véhicule, dans vos bagages ou sur vous.
En faisant ces vérifications, vous aidez à limiter la propagation de cet organisme de quarantaine.
Les larves et les œufs peuvent être transportés dans de la terre ou accrochés aux racines des plantes. Certains adultes peuvent aussi se cacher dans la végétation des plantes ornementales.
Actuellement, Popillia japonica est présent en Amérique du Nord, aux Açores, en Italie, en Allemagne et en Suisse. En Suisse, il se trouve dans les cantons du Tessin, du Valais (col du Simplon), de Zurich, de Schwytz et de Bâle (Bâle-Campagne et Bâle-Ville). Dernièrement, il a également été identifié dans les cantons de Genève et de Vaud.
Confusions possibles