En 2025, la commission tripartite chargée de l’observation du marché du travail a consacré son enquête annuelle sur les conditions salariales à la branche des garages actifs dans la vente et la réparation de véhicules automobiles. Son rapport montre que les conditions salariales sont généralement conformes au salaire minimum et aux salaires de la convention de travail non obligatoire de la branche.
Chaque année, la commission tripartite chargée de l'observation du marché du travail (Ctrip), composée de représentant-es du patronat, des syndicats et de l'État, mandate le service de l'emploi (SEMP) à travers l'office des relations et des conditions de travail (ORCT) pour effectuer une enquête des conditions salariales dans une branche économique du§ canton. En 2025, l'enquête a porté sur les garages du canton de Neuchâtel. Cette branche n'étant pas soumise à une convention collective de travail (CCT) nationale, les salaires contrôlés par la Ctrip sont comparés au salaire minimum, au salaire de la convention collective de travail non étendue et au salaire d'usage défini selon le calculateur national des salaires du Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO). Le nombre d'heures de travail défini est de 42,5 heures hebdomadaires.
Dans cette enquête, il a été décidé d'exclure les indépendant-es ainsi que les carrosseries, ces dernières étant soumises à une convention collective de travail nationale de force obligatoire. 138 garages opérant dans la vente et la réparation de véhicules ont ainsi été recensés dans le canton de Neuchâtel. Sur les 66 établissements contrôlés, les salaires de 399 employé-es ont été considérés.
Les résultats montrent que les employeurs et les employeuses respectent généralement les conditions salariales et que le seuil pour définir de la sous-enchère abusive et répétée n'est pas atteint dans cette branche (10% des travailleur-ses et/ou 30% à 50% des entreprises). Sur l'échantillon de 66 entreprises analysées, 48 entreprises sont parfaitement conformes aux normes salariales de la convention et du salaire minimum, tandis que 7 cas de sous-enchères salariales relatives au salaire minimum (dont deux également à la CCT) et 14 cas relatifs au salaire d'usage ont été détectés. Pour les sept premiers cas, une mise en conformité afin de respecter le salaire minimum a été demandée. Pour les autres cas, des courriers pour attirer l'attention des employeurs et employeuses ont été émis par la commission tripartite.
La commission tripartite relève que les salaires dans cette branche sont, pour les plus bas, juste en-dessus du salaire minimum cantonal et que les vendeurs et les vendeuses sont payés à la commission, ce qui peut poser un problème considérant que l'employeur doit garantir que le salaire minimum est atteint dans tous les cas, indépendamment des ventes effectuées. L'enquête indique également que le salaire médian de l'échantillon s'élève à CHF 31.67 brut de l'heure.
En conclusion, la commission tripartite chargée de l'observation du marché du travail et le Conseil d'État se réjouissent de ces résultats qui démontrent, de manière générale, un engagement respectueux des salaires applicables dans le domaine des garages.
Le rapport « Enquête sur les garages » de la Commission tripartite chargée de l'observation du marché du travail est disponible en ligne.