Médecine de 1er recours et autres prestataires de soins

La médecine de premier recours correspond à la prise en charge médicale ambulatoire de la population par des médecins de premier recours (titre de médecine générale, médecin praticien comme seul titre postgradué, médecine interne comme seul titre postgradué et pédiatre, définition légale établie par le parlement fédéral lors de l’élaboration du moratoire sur la clause du besoin), et par d'autres professionnels de santé : infirmier/infirmières, pharmacien-ne-s, sages-femmes, physiothérapeutes et ergothérapeutes, diététicien-ne-s et professions auxiliaires. Elle est le premier point de contact du patient avec le système de santé et exerce une fonction d'orientation vers des soins plus spécialisés. Elle doit permettre de coordonner les prestations avec les soins ultérieurs. L’atout de la médecine de premier recours est l’approche personnalisé en prenant en compte de l’environnement familial du patient.
 
L'État souhaite : 
  • Renforcer la densité des partenaires de la médecine de premier recours sur l’ensemble du réseau cantonal ;
  • Améliorer l'interdisciplinarité de la médecine de premier recours entre les différents acteurs du domaine ;
  • Soutenir la création de cabinets de groupe ;
  • Établir des contacts réguliers avec les partenaires (Société Neuchâteloise de médecine, médecins de famille, etc.) ;
  • Intensifier les moyens engagés dans le cursus neuchâtelois et romand de la formation de médecins.
L'État, par le biais de l’office des prestataires ambulatoire est également en charge de :
  • Traiter les demandes d’autorisation de pratiquer des professions médicales universitaires et des autres professions de la santé définies par la loi de santé et son règlement y relatif.
  • Offrir un accès au registre cantonal des professionnels de la santé qui fournit des informations sur les professionnels autorisés à exercer dans le canton sous leur propre responsabilité.

Actualités

 
  • 21.01.2021

    L'archivage des dossiers médicaux, entre respect du secret médical et devoir de mémoire

    L'archivage des dossiers médicaux, entre respect du secret médical et devoir de mémoire

    La pandémie de coronavirus nous le rappelle depuis des mois : la santé est au cœur de nos préoccupations. Comment la documenter et comment conserver pour le futur des traces de l'activité médicale ? La réponse passe notamment par l'archivage de dossiers médicaux hospitaliers, rendu possible grâce à une révision conjointe de la loi de santé et de la loi sur l'archivage entrée en vigueur au 1er janvier 2021, acceptée sans opposition par le Grand Conseil en septembre dernier.

    Au-delà de l'histoire de la médecine et de la pratique hospitalière, les dossiers de soins sont une des sources essentielles pour aborder l'histoire du corps ou de la mort, d'un point de vue social, sanitaire ou économique. Mais ces dossiers sont également un enjeu majeur en terme de respect du secret médical et de protection des données personnelles ; c'est pourquoi leur consultation n'est possible qu'à des fins scientifiques et sur autorisation écrite du médecin cantonal, si nécessaire après consultation de la commission d'éthique de la recherche.

    Découvrez tous les détails de cette révision législative dans le rapport accepté par le Grand Conseil.