Grippe aviaire

Le virus de la grippe aviaire H5N1 est hautement pathogène pour les oiseaux et se transmet très rapidement au sein des populations d'oiseaux sauvages, pouvant aussi toucher facilement la volaille de rente. En cas de découverte d'un oiseau sauvage mort, il est recommandé de ne pas le toucher et de l'annoncer au SFFN.

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Par mesure de précaution, les personnes qui trouvent des cadavres d'oiseaux sauvages sont priées de ne pas les toucher et d'en informer le Service de la faune, des forêts et de la nature (SFFN) au 032 889 67 80. Selon les connaissances actuelles, la souche virale H5N1 n'est transmissible à l'être humain que dans des cas extrêmement rares et uniquement à la suite de contacts très étroits.

Les détentrices et détenteurs doivent protéger leurs volailles de tout contact avec les oiseaux sauvages. 

Ainsi, les mesures suivantes doivent être appliquées dès le lundi 28 novembre 2022 :

  1. La volaille domestique ne peut plus sortir en plein air sans mesures de protection adéquates.

  2. La volaille ne peut sortir que si les espaces extérieurs sont recouverts d'un filet muni d'un maillage maximal de 4 cm et suffisamment solide pour résister pendant toute la saison hivernale (enclos).
    Dans ces espaces protégés, la volaille peut être nourrie et abreuvée.
    Les bassins exigés pour certaines espèces de volaille domestique (mare, étang, etc.) doivent également se situer dans cette zone protégée.

  3. Si les conditions ci-dessus ne peuvent pas être remplies, la volaille doit être maintenue à l'intérieur (poulailler fermé) ou confinée dans des abris (jardins d'hiver) pourvus d'un toit étanche et de cloisons latérales empêchant l'intrusion d'oiseaux sauvages (maillage maximal de 4 cm).

  4. Les exigences minimales pour l'élevage de la volaille prescrites par l'ordonnance sur la protection des animaux doivent être respectées en tout temps.

  5. Les canards, oies, etc. (ansériformes), les autruches et les émeus (struthioniformes) doivent être détenus séparément des autres volailles domestiques (poules ou dindes par exemple).

  6. Les mesures d'hygiène (pédiluve, habits de protection, nettoyage et désinfection des mains et des bottes) doivent être appliquées. Pour les petites exploitations, l'installation d'un sas d'hygiène est recommandée.

  7. Les marchés, expositions et autres manifestations similaires où sont présentées des volailles sont interdits.

Tout événement particulier qui surviendrait dans un élevage, tel que plusieurs cas de morts ou de maladie suspecte chez la volaille, doit être annoncé immédiatement à un vétérinaire.

Pour rappel, les principaux symptômes de la grippe aviaire sont :

  • Diminution de la consommation d'eau et d'aliments ;
  • Diminution des performances de ponte avec éclaircissement de la coquille ;
  • Symptômes respiratoires prononcés ;
  • Mortalité élevée.

Les détentrices et détenteurs de plus de 100 gallinacés (poules, dindes, cailles, etc.) doivent tenir un registre quotidien des animaux morts et des symptômes pathologiques particuliers.

Ces mesures sont applicables au moins jusqu'au 15 février 2023.


Obligation d'annonce des détentions de volaille

L'enregistrement des élevages de volailles est obligatoire depuis le 1er janvier 2010. Cette obligation concerne également les détentrices et détenteurs amateurs qui ne possèdent que quelques animaux.

Les personnes n'ayant pas encore procédé à leur annonce peuvent le faire via le formulaire disponible ci-dessous.

ANNONCER SON CHEPTEL


Liste des espèces concernées (volaille domestique) :

Poule, dinde, pintade, canard, oie, caille, faisan, paon, perdrix, autruche, émeu, cygne, autres gallinacés et palmipèdes domestiques.

Espèces non concernées :

Pigeons, tourterelles, perroquets, perruches, oiseaux exotiques tels que canaris et passereaux.