En premier recours :
- Police 117
- Urgence vitales 144
- Main tendue 143
- SAVI (centre d'aide aux victimes) 032 886 46 36
- Violencequefaire.ch
La violence de genre
La violence de genre peut prendre différentes formes :
- Violences physiques (gifler, pousser, étrangler, etc.)
- Violences psychologiques (contrôler, chantage, humilier, etc. )
- Harcèlement sexuel et/ou moral (mobbing par exemple)
- Violences économiques (confisquer des documents, contrôler les finances, etc.)
- Violences domestiques (= les violences dans un couple existant ou rompu ou dans un cadre familial, ce n'est pas le lieu où elles surviennent qui importe)
- Violences LGBTIQ-phobes (contre une personne lesbienne, bisexuelle, trans, intersexuée ou queer)
- Harcèlement en ligne (sur les réseaux sociaux par exemple)
- Inégalités salariales
- Etc.
La violence domestique
La violence domestique est une des formes que peut prendre la violence de genre. Elle touche toute la société, peu importe l'âge, le genre, l'origine ou le statut socio-économique. Ce n'est pas un problème privé mais bien un phénomène social contre lequel l'Etat de Neuchâtel s'engage.
Les personnes victimes
Quelle que soit la raison invoquée, la violence est inacceptable.
Vous êtes victime de violence physique si votre partenaire ou votre ex-partenaire
- vous pousse brutalement
- vous gifle
- vous donne des coups de poing ou de pied
- vous mord
- vous brûle
- vous blesse avec un couteau, une arme ou tout autre objet
- ...
Vous êtes victime de violence sexuelle si votre partenaire ou ex-partenaire
- vous viole
- vous contraint à des actes sexuels que vous ne souhaitez pas
- ...
Vous êtes victime de violence économique si votre partenaire ou ex-partenaire
- ne contribue pas selon ses ressources aux dépenses du ménage
- s'approprie votre argent sans votre consentement
- ...
Vous êtes victime de violence psychologique si votre partenaire ou ex-partenaire
- vous insulte
- vous humilie
- vous menace
- détruit vos effets personnels
- vous empêche de sortir
- vous empêche de voir vos amies, amis ou vos parents
- vous isole
- vous harcèle continuellement
- ...
Ces comportements sont interdits par la loi.
Parler de la violence subie est un premier pas pour que la situation évolue.
Demandez de l'aide :
- SAVI (centre d'aide aux victimes) 032 886 46 36
- Police secours 117
Les personnes auteures
Il vous arrive :
- D'insulter votre (ex-)partenaire
- De gifler ou de frapper votre (ex-)partenaire
- De menacer physiquement ou verbalement votre (ex-)partenaire
- De casser des objets, taper sur la table, contre les murs ou les portes
- De forcer voter (ex-)partenaire à un acte sexuel non désiré
- De maltraiter l'animal de compagnie de votre (ex-)partenaire
- De critiquer sans cesse les gestes ou les pensées de votre (ex-)partenaire
- D'empêcher votre (ex-)partenaire de sortir ou de contrôler ses relations
- ...
Ces actes sont interdits par la loi.
D'autres relations sont possibles. Vous pouvez apprendre à maîtriser la colère, la rage et à mettre fin aux comportements violents.
Obtenir de l'aide :
Service pour les auteur-e-s de violence conjugale (SAVC)
CNP-SAVC
058 717 40 11
SAVC@cnp.ch
Site internet
Les enfants et les personnes adolescentes
Les enfants, les adolescentes et adolescents aussi sont concernés. Comment les protéger ?
Les enfants, adolescentes et adolescents ne sont jamais épargnés par la violence domestique, même lorsqu'ils et elles ne sont pas directement témoins des agressions. Ils et elles ressentent les tensions, vivent dans la peur, et peuvent être profondément affectés.
Leurs réactions varient : troubles du sommeil ou de l'alimentation, difficultés à l'école, énurésie, isolement, agitation, ou comportements à risque à l'adolescence. Beaucoup se sentent coupables ou responsables de ce qu'il se passe à la maison.
Les enfants, adolescentes et adolescents ont besoin de protection, d'écoute et d'un cadre sécurisant. Les adultes (parents, proches, personnel professionnel) ont un rôle essentiel à jouer pour les soutenir.
L'Office de protection de l'enfant (OPE) peut être contacté pour toute question, orientation ou accompagnement.
Pour toi, si tu es une personne concernée
Quand il y a de la violence à la maison, ça peut faire peur. Même si ce n'est pas contre toi, tu peux te sentir mal, inquiète ou inquiet, en colère ou triste. C'est normal.
Tu n'es pas responsable de ce qui se passe. Et surtout, tu n'as pas à rester seule avec ce que tu vis.
Tu as le droit d'en parler à personne adulte de confiance ou de demander de l'aide. Tu peux aussi contacter l'Office de protection de l'enfant (OPE). C'est un endroit où des personnes sont là pour t'écouter et te protéger. Tu peux aussi trouver de l'aide et de l'écoute sur 147.ch ou ciao.ch
Adresses spécialisées :
- Office de protection de l'enfant (OPE) : 032 889 66 40 - ope.direction@ne.ch
- Centre neuchâtelois de psychiatrie - enfance et adolescence (CNPea)
- 147 : par téléphone, Whatsapp, e-mail. Sur le site internet, tu peux trouver d'autres informations et conseils
- ciao.ch : un espace où poser tes questions et t'informer anonymement
Les personnes seniors
La violence domestique touche aussi les personnes seniors ; pourtant, elle demeure souvent invisible, car les stéréotypes liés à l’âge, l’isolement, la dépendance affective ou financière et la difficulté à dénoncer au sein de relations de longue durée rendent ces situations plus difficiles à imaginer, à reconnaître et à révéler.
Une campagne nationale de sensibilisation à cette thématique a été réalisée en 2023, par l'Institut et Haute Ecole de la Santé La Source, le senior-lab et le Centre de compétence national "Vieillesse sans violence". Voir le flyer
Retrouvez toutes les informations et contacts sur le site de Vieillesse sans violence
Demandez conseil ou de l'aide :
Centre de compétence "Vieillesse sans Violence"
0848 00 13 13
info@vieillessesansviolence.ch
Consultation gratuite et confidentielle
Les professionnelles et professionnels
Les brochures et affiches à commander
L'Office de la politique familiale et de l'égalité (OPFE) vous propose gratuitement du matériel de prévention. La violence domestique touche des personnes de tout âge, de tout genre et sexe, de toutes origines et de tous statuts socio-économiques. Ce n'est pas un problème privé mais bien un phénomène social contre lequel l'État s'engage. Il est important d'en parler et d'informer la population.
Afin de contribuer à la sensibilisation et l'information sur le sujet dans le canton, l'OPFE a réalisé un certain nombre de document destinés à la population neuchâteloise.
Ce matériel se présente sous forme de petites cartes avec des numéros d'urgences, d'une brochure d'information traduite en dix langues ainsi que d'une affiche, le respectomètre. Les formats ont été pensé pour être disposé dans les présentoirs, sur les tableaux d'affichage ou tout autre support accessible au public.
Vous trouverez, ci-dessous, le contenu des documents ainsi que la fiche de commande. Le tout est distribué gratuitement.
Les demandes sont à transmettre, par courriel, à opfe@ne.ch
Chiffres de la violence domestique
Le canton de Neuchâtel s'engage fermement dans la lutte contre la violence domestique. Suite à l'adoption d'un plan d'action en juin 2022, un système de monitorage a été mis en place pour offrir une vision claire et précise de cette problématique. Ci-dessous, vous trouverez les données collectées auprès de plusieurs institutions actives dans le domaine. Le monitorage est mis à jour annuellement.