Dans ce contexte géopolitique, commercial et monétaire tendu, les marchés des métaux précieux connaissent une forte volatilité, reflet des incertitudes pesant sur l’économie mondiale. L’or et l’argent ont ainsi connu des fluctuations extrêmes en quelques semaines, atteignant l’un et l’autre des niveaux records.
En Europe, on assiste à une absence de récession et des indices des prix à la consommation en repli au niveau de l’objectif de 2 % que s’est fixé la Banque centrale européenne (BCE). L’assouplissement des politiques monétaires des grandes économies crée un environnement plus favorable, propice à soutenir les investissements et la demande.
Dans ce contexte international incertain, la résilience de l’économie suisse est à relever. La croissance restera modérée (+1,1 % en 2026), mais le Secrétariat d’État à l’économie (SECO) annonce des perspectives embellies pour les branches concernées à la suite de l’accord ramenant les droits de douane américains de 39 % à 15 %. L’inflation a ralenti et devrait atteindre 0,2 % et le climat de consommation se situe presque au même niveau que l’année précédente (- 30 points).
Le franc demeure structurellement fort et devrait rester très solide pour l’année 2026. Cette situation continue d’exercer une pression sur la compétitivité des entreprises exportatrices et le tourisme entrant. Après une stagnation en novembre, l’hôtellerie suisse a toutefois repris quelques couleurs en enregistrant une hausse de fréquentation en décembre (+5,9 % sur un an).
Une embellie s’est également profilée pour les exportations horlogères suisses qui ont progressé de +3,3 % en décembre, après quatre mois consécutifs de fortes contractions. Cette reprise, précise la Fédération de l’industrie horlogère suisse (FH), a notamment été portée par les États-Unis, marché vers lequel les exportations ont enregistré une hausse de 19,1 % suite à l’accord permettant de réduire les droits de douane à 15 %.