Ministère public

Le ressort du Ministère public s'étend à l'ensemble du canton et comprenant onze postes, dont un procureur général et dix procureurs (OJN 51), ainsi que trois procureurs assistants et d'un analyste-comptable.
 
Le procureur général dirige le ministère public et a également la compétence d'établir les règlements et les directives nécessaires à l'activité du ministère public ainsi que de définir la politique criminelle du canton.
 
Afin d'assurer un bon fonctionnement dans le traitement des dossiers, le procureur général et les procureurs peuvent se suppléer mutuellement en cas d'empêchement, d'absence, de récusation ou lorsque les nécessités du travail l'exigent.
 
Le ministère public est composé de trois entités: le Parquet général, le Parquet régional de Neuchâtel et le Parquet régional de La Chaux-de-Fonds.
 
Le ministère public est doté d'une direction, composée du procureur général, de son remplaçant et des procureurs responsables des deux parquets régionaux, qui a la qualité d'un organe consultatif. Le but de cet organe est principalement de veiller au bon fonctionnement du ministère public et de prendre toutes les mesures nécessaires à cette fin.
 
Les compétences du ministère public sont celles qui lui sont attribuées par le code de procédure pénale et les autres lois cantonales ou fédérales. De manière générale, chaque procureur dirige les investigations de la police, conduit l'instruction, prononce les décisions de classement ou les ordonnances pénales ou dresse un acte d'accusation pour renvoyer l'affaire devant le tribunal et, va soutenir dans certaines situations l'accusation devant le tribunal.
 
Pour toutes les affaires dites "de masse" (Massendelikte) de peu d'importance, elles sont en principe traitées directement par les procureurs assistants et sont réparties entre les trois Parquets en fonction du domaine.
 
Concernant la poursuite et la répression de certaines contraventions à la législation fédérale, cantonale et communale ainsi que des contraventions relatives à la circulation routière prévues dans la loi sur les amendes d'ordre (LAO) qui n'ont pas pu être réprimées par la procédure relative à l'amende d'ordre, elles sont déléguées à un service de l'administration.